Dans un entretien accordé à Sports Illustrated, Khvicha Kvaratskhelia est revenu sur la finale historique de Ligue des champions remportée par le PSG face à l’Inter Milan (5-0). L’ailier géorgien a levé le voile sur l’état d’esprit du groupe parisien et les clés d’une soirée entrée dans la légende.
Le 31 mai 2025, le PSG atteignait enfin le Graal: une première Ligue des Champions. Une folle épopée conclue par une première Ligue des Champions. Khvicha Kvaratskhelia estime que la force principale du PSG réside dans l’ambiance qui règne au sein du vestiaire. « Quand on s’entraîne, on aime se retrouver. On essaye de s’entraîner dur et quand on rentre sur le terrain, on sait qu’on est capable de tout. La chose la plus importante, c’est qu’on prend du plaisir à jouer tous ensemble », explique l’ailier parisien.
Avant la finale contre l’Inter Milan, les Parisiens savaient pourtant qu’ils allaient affronter un adversaire redoutable. « Ils sont très forts en défense, en contre-attaque et sur les coups de pied arrêtés. Il fallait être prêt à se battre et être très concentré », raconte Kvaratskhelia. Dans le vestiaire, l’atmosphère était particulièrement studieuse. « Tout le monde était calme, concentré. Il n’y avait pas trop le temps de faire des blagues. C’était difficile de dormir. »
L’ancien joueur de Naples garde aussi un souvenir fort du discours de Marquinhos avant le match. « C’est un vrai leader et il nous a donné une grande motivation. Je me souviens de son discours : “On est une grande famille. On a travaillé très dur pour arriver en finale. Il nous reste une étape pour rendre nos rêves réalité.” »
Le PSG n’a jamais levé le pied, même à 2-0
Sur le plan tactique, Luis Enrique avait donné une consigne claire à ses joueurs : imposer immédiatement leur rythme. « Notre stratégie était de jouer dans leur camp et d’être prêts à presser pour récupérer le ballon proche de leur surface », révèle Kvaratskhelia. Même après avoir pris l’avantage, le PSG n’a jamais levé le pied. « À 2-0, rien n’était fait. On avait vu l’Inter revenir plusieurs fois contre Barcelone. La raison principale pour laquelle nous avons gagné 5-0, c’est parce que nous avons continué à attaquer, sans nous arrêter. »
Auteur du quatrième but parisien, le Géorgien a vécu un moment particulièrement émouvant. « Aucun Géorgien n’avait jamais marqué en finale. J’avais très envie de marquer. J’étais l’homme le plus heureux au monde. Je viens d’un petit pays et je savais que tout le monde me regardait à la maison. Je voulais les rendre heureux. »
Kvaratskhelia a enfin mis en lumière l’un des secrets du PSG version Luis Enrique : la liberté accordée aux attaquants. « Ousmane Dembélé peut aller où il veut sur le terrain. Quand il quitte l’axe, quelqu’un doit prendre sa place. On n’a pas besoin de parler, on se comprend très bien. On sait qu’avec cette mobilité, c’est difficile de nous presser et de défendre contre nous. » Une philosophie qui a permis au PSG de décrocher la première Ligue des champions de son histoire.
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