Le Parc des Princes n’est pas à vendre, mais la Mairie de Paris a tout de même discuté avec le PSG : prix de vente, 350 millions d’euros, mais c’est trop pour le club.

Le Bras de fer entre le PSG et la Mairie de Paris se poursuit. Le club estime que la Ville réclame trop d’argent pour la vente du Pars des Princes. 350 millions d’euros. Une somme jugée injustifiée par le PSG, qui avait récemment proposé 40 millions d’euros. Mais d’où sort ce tarif de 350 millions d’euros ? Le premier adjoint d’Anne Hidalgo, Emmanuel Grégoire, explique la position de la Mairie de Paris.

« Le Parc avec le PSG, ça vaut beaucoup. Le Parc vide, ça vaut beaucoup moins. Ce n’est donc pas facile de dire combien ça vaut vraiment. Le prix dépend de critères juridiques. Le Parc a une valeur foncière absolument astronomique ».

Un milliard, 40 millions…

« Certains experts disent que le Parc vaut 1 milliard d’euros. De l’autre côté, le PSG dit que ça vaut 40 millions d’euros. Nous on a une expertise produite par des experts indépendants qui dit que ça vaut 350 millions d’euros. Mais il y a plein de sous-jacents techniques complexes », a-t-il dit à RMC.

« On comprend l’argument de Nasser quand il dit qu’il va devoir investir 500 à 600 millions d’euros. Je ne peux pas lui dire non. On en discute. Ce n’est pas notre option prioritaire. Historiquement, le Parc est la propriété de la Ville de Paris ».

« On a des baux à long terme, on loue le Parc sur une très, très longue durée. Mais c’est vrai que dans le modèle des grands clubs internationaux, la propriété du stade est un élément qui compte beaucoup. Je connais suffisamment le foot pour ne pas ignorer cet argument. On loue vraiment pas cher le Parc au PSG », a-t-il dit.

La Mairie tend à nouveau la main

Le bras de fer entre la Ville et le PSG semble cependant faire céder la mairie. Du moins, dans le discours. « Le PSG peut-il vraiment quitter le Parc ? Ce ne serait pas une responsabilité que nous porterions nous. Mon sentiment c’est que l’avenir du PSG est au Parc. Si on part de ce postulat partagé entre l’actionnaire, la ville, les supporters et les fans de foot, nous allons trouver une solution. Je n’imagine pas le RC Lens jouer ailleurs qu’à Bollaert. C’est un enjeu de profondeur historique. Je n’ai aucune autre obsession que de maintenir le PSG au Parc », a-t-il conclu. Un premier pas vers de nouvelles discussions…

100.000 places… impossible

Cependant, Emmanuel Grégoire assure que le Parc n’accueillera jamais 90.0000 personnes. « C’est une difficulté technique du dossier, le bâtiment a une configuration particulière, ce qui fait aussi son charme. Il est situé pour moitié au-dessus du périphérique. Une des solutions dans les reprises du stade consiste à creuser le sol pour accentuer les angles des tribunes. Or aujourd’hui les travaux d’études d’ingénierie disent qu’on peut difficilement aller au-delà de 10.000 ou 15.000 places supplémentaires ».

« On ne peut pas atteindre une jauge de 90.000 ou 100.000. Le PSG préférerait un stade à 60.000 en gardant ce côté compact extrêmement précieux. Construire un stade de 100.000 places aujourd’hui, je suis dubitatif sur l’idée ».

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