Le front anti-PSG s’organise, Aulas y participe

Rédigé par : | Le 12 août 2017 à 13:35
| Mise à jour : 12 août 2017 à 12:27

Jean-Michel Aulas
Jean-Michel Aulas

Les plus grands clubs européens ne voient pas vraiment d’un très bon oeil les dépenses folles du PSG.

Une réunion du comité exécutif de l’ECA, l’Association des Clubs Européens, se tenait ce jeudi à Madrid.Nasser Al-Khelaïfi, président du PSG, était présent. Mais les relations avec les autres présidents ont été un peu fraîches, selon plusieurs sources.

Avec les présidents du Real Madrid, de la Juventus Turin, du Bayern Munich, de l’Olympique Lyonnais, d’Arsenal et de Manchester United, se trouvait Josep Maria Bartomeu (FC Barcelone), qui a croisé NAK pour la première fois depuis le départ de Neymar.

« Bartomeu et Al-Khelaïfi ne se sont même pas adressés la parole. Il est sûr que, pendant la réunion, personne n’a rien reproché publiquement au président du PSG pour le transfert de Neymar. Mais, dans les couloirs de l’hôtel, le sujet Neymar était sur toutes les lèvres, parce que le PSG a cassé le marché », explique une source ayant assisté à la réunion à Marca.

« Personne n’est plus tranquille. Les pétrodollars du PSG mettent tous les clubs en panique, car il est impossible de les concurrencer économiquement. Karl-Heinz Rummenigge a annoncé qu’il laissait sa place à la fin de son mandat car il pressent que cette affaire va provoquer une guerre entre les grands clubs européens », poursuit cette source.

Au delà des transferts, les clubs craignent « une inflation totalement déraisonnable des transferts et des salaires », a confié ce vendredi Jean-Michel Aulas au quotidien l’Equipe.

Mais lors de la réunion, le sujet n’a pas été abordé. « Nous n’avons pas abordé directement le sujet. On l’a fait plutôt en dehors de la réunion. Et ce n’est pas vraiment un front anti-PSG, mais de nombreux présidents de club sont très réticents à ce qui a été fait et ce qui va se faire », assure Aulas. Tout cela s’est discuté dans le dos du PSG… Pas une fronde, mais bien un début de front anti-parisien de clubs pourtant eux aussi très fortunés…