João Neves a eu besoin de temps pour comprendre toute la dimension de la rivalité entre le PSG et l’OM. Arrivé à Paris avec la culture des grands derbies portugais, le milieu de terrain reconnaît que son premier Classique ne lui procurait pas les mêmes émotions qu’un Benfica-Sporting. Jusqu’à un déclic dans le tunnel.
João Neves est devenu un vrai parisien, on le voit souvent au travers de ses publciations instagram. Mais au début, ce n’était pas gagné. À l’approche du déplacement du PSG au Vélodrome, João Neves s’est confié à Ligue 1+ sur son rapport au Classique. Et le Portugais ne cache pas qu’au départ, cette rivalité lui semblait forcément moins forte que celle qu’il avait connue au Portugal.
« La vérité, c’est que je n’ai pas ressenti la même chose lors du PSG-Marseille que lors d’un Benfica-Sporting. Je ne l’ai pas ressenti parce que je suis Portugais et que je ne comprenais pas encore l’importance de ce match. Benfica-Sporting, c’est vraiment différent pour moi. »
Une réaction qui lui a immédiatement rappelé ses années au Benfica et sa manière de vivre le derby de Lisbonne.
João Neves a eu un déclic dans le tunnel
Le Parisien s’est alors mis à la place des joueurs étrangers qu’il avait côtoyés au Benfica. Lui qui voulait autrefois les voir vivre le derby aussi intensément que les Portugais a soudain compris qu’une rivalité ne pouvait pas avoir immédiatement la même signification pour un joueur venu de l’étranger. « Je me souviens m’être dit dans le tunnel : « Bon, maintenant je comprends pourquoi les étrangers du Benfica ne ressentent peut-être pas le derby aussi fort que moi. » »
Mais João Neves n’a pas voulu en rester là. Dans le couloir menant à la pelouse, le milieu s’est convaincu qu’il devait adopter cette rivalité et la vivre avec la même intensité que les joueurs français du PSG. « Je dois ressentir la même chose qu’un Warren, un Dembélé, un Senny Mayulu. Ça doit me toucher. »
Une sorte d’électrochoc mental qui a immédiatement eu un effet sur lui.
« La vérité, c’était que j’étais dans le tunnel et ça m’a donné un regain d’énergie. J’ai ressenti ça en moi : « Ok, c’est comme si c’était un Benfica-Sporting. » Et je me souviens d’avoir marqué le premier but. »
Depuis, le message est passé. João Neves sait désormais ce que représente un OM-PSG pour Paris et ses supporters. À l’heure de retrouver le Vélodrome, le Portugais n’a donc plus besoin qu’on lui explique l’importance du rendez-vous : le Classique est devenu son derby français.
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