Ils ont remporté la Ligue des champions, ils dominent l’Europe… mais malgré les succès, le PSG reste sous étroite surveillance de l’UEFA. Le club marche sur une ligne financière très fine, avec le risque d’être sanctionné au moindre faux pas.
Le Fair-Play Financier plane toujours sur Paris : comptes au vert… mais vigilance maximale. Selon L’Équipe, Paris a échappé à de nouvelles sanctions cet été, contrairement au FC Barcelone, Chelsea ou l’Olympique Lyonnais. Le club avait déjà été puni d’une amende de 65 M€ (dont 10 M€ immédiatement payés) il y a trois ans.
Aujourd’hui, il demeure toujours sous contrôle financier, avec une règle stricte à respecter : les dépenses liées à l’effectif (salaires, transferts, commissions) ne doivent pas dépasser 70 % des revenus. En interne, le message est clair selon l’Equipe : « Si on dépasse, on est punis. »
Fini les dépenses XXL
Le départ de Neymar, Messi et Mbappé a soulagé la masse salariale, mais le contexte reste fragile. L’incertitude autour des droits TV en France ne permet aucune folie. Lors du dernier mercato, chaque transfert a été validé sous l’œil de l’UEFA. Le dossier Illia Zabarnyi, par exemple, n’a pu être finalisé qu’après validation hebdomadaire des contrôleurs financiers.
Le PSG reconnaît que l’ère des transferts à plus de 200 M€ est terminée. La direction se veut prudente : « Ce serait stupide de retomber dans le rouge. On est en bonne santé sportive et économique. Ce serait fou de refaire les bêtises du passé. Il y a des règles à respecter, sinon on est punis. »
Champion d’Europe, inattaquable sur le terrain, mais prisonnier de ses comptes, le PSG sait que l’avenir se jouera autant dans les bureaux de l’UEFA que sur la pelouse. Le club n’a plus le droit à l’erreur.
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