Pour sauver l’Italie, Leonardo veut reformer le premier duo du PSG version Qatar

Andy Roussel 7 Min Read

La Fédération italienne rêve d’un entraîneur prestigieux pour reconstruire la Squadra Azzurra. Aux côtés de Paolo Maldini, Leonardo a déjà pris contact avec Pep Guardiola, mais également avec une vieille connaissance du Paris Saint-Germain : Carlo Ancelotti. Un technicien avec lequel le Brésilien avait posé les premières fondations du projet parisien sous l’ère qatarie.

Nommé conseiller de Maldini au sein de la Fédération italienne, Leonardo participe directement à la recherche du futur sélectionneur. Les deux hommes veulent attirer un entraîneur capable d’incarner leur projet et de rendre à l’Italie sa place parmi les meilleures nations. Guardiola reste la priorité, malgré des discussions compliquées et les importantes exigences financières qui lui sont attribuées.

Leonardo pense encore à Carlo Ancelotti

Mais Leonardo n’a pas seulement exploré la piste Guardiola. Paolo Maldini a confirmé que la Fédération avait également échangé avec Carlo Ancelotti avant de se tourner vers l’ancien entraîneur de Manchester City.

« Nous avons aussi discuté avec Carlo Ancelotti avant Pep. Il nous a semblé judicieux de commencer par parler avec les meilleurs entraîneurs du monde afin de savoir s’ils seraient disponibles pour le poste », a expliqué le nouveau directeur technique de l’Italie.

La démarche n’a rien d’anodin pour Leonardo. Le Brésilien connaît parfaitement Ancelotti, qu’il avait personnellement attiré au Paris Saint-Germain en décembre 2011. À l’époque, Leonardo occupait le poste de directeur sportif et devait construire la première grande équipe du PSG version Qatar. Il avait choisi le technicien italien pour remplacer Antoine Kombouaré et donner une dimension internationale au nouveau projet parisien.

Le duo qui avait lancé le PSG version Qatar

Leonardo et Ancelotti avaient alors participé à la transformation accélérée du PSG. Le directeur sportif brésilien gérait le recrutement et les relations avec les grandes figures du football européen, tandis que l’ancien entraîneur de l’AC Milan et de Chelsea devait installer une culture de la victoire dans un club encore en construction.

Sous leur direction, Paris avait attiré plusieurs joueurs majeurs, parmi lesquels Zlatan Ibrahimovic, Thiago Silva, Marco Verratti, Ezequiel Lavezzi, Thiago Motta ou encore David Beckham. Cette période avait permis au PSG de changer de dimension, aussi bien sportivement que médiatiquement.

Après avoir terminé deuxième derrière Montpellier lors de sa première demi-saison, Ancelotti avait conduit le PSG au titre de champion de France en 2013. Paris avait également atteint les quarts de finale de la Ligue des champions, ne quittant la compétition face au FC Barcelone qu’en raison de la règle des buts inscrits à l’extérieur. Il s’agissait du premier championnat remporté par le club depuis 1994.

Ancelotti avait finalement demandé à quitter Paris pour rejoindre le Real Madrid à l’été 2013. Leonardo avait lui aussi annoncé son départ quelques semaines plus tard. Leur collaboration avait été relativement courte, mais elle reste associée à la naissance du PSG moderne et aux premières grandes ambitions européennes du club.

Une opération presque impossible

Plus de treize ans après leur aventure parisienne, Leonardo semble donc prêt à reformer ce tandem en sélection. L’opération apparaît néanmoins extrêmement difficile. Carlo Ancelotti a récemment prolongé son contrat avec le Brésil jusqu’à la Coupe du monde 2030, signe de la confiance que lui accorde la Fédération brésilienne.

L’Italie a malgré tout voulu connaître sa position avant d’avancer sur d’autres dossiers. Cette prise de contact montre surtout les ambitions de la nouvelle direction incarnée par Paolo Maldini et Leonardo. La Fédération ne cherche pas simplement un sélectionneur disponible : elle veut une personnalité capable de porter une reconstruction complète.

Leonardo a d’ailleurs insisté sur la nécessité de trouver un entraîneur en accord avec leur philosophie : « Nous devons trouver quelqu’un qui partage notre vision. Il y a beaucoup d’entraîneurs potentiels, mais nous voulons trouver une harmonie avec celui qui nous correspondra le mieux. »

Guardiola reste la grande priorité

La piste Pep Guardiola demeure actuellement la plus sérieuse. Maldini et Leonardo lui auraient présenté le projet italien lors de discussions organisées à Barcelone. Le Catalan n’aurait pas encore définitivement refusé la proposition, même si son intention initiale était de prendre du recul après son départ de Manchester City.

Un obstacle financier important séparerait toutefois les deux parties. Guardiola réclamerait environ 20 millions d’euros par saison, tandis que la Fédération italienne serait disposée à lui en offrir 10 millions. Les dirigeants attendent malgré tout sa décision définitive avant d’activer leurs solutions de remplacement.

En cas de refus, Andrea Pirlo, Antonio Conte et Roberto Mancini figureraient parmi les alternatives étudiées. Mais en contactant Ancelotti et Guardiola en priorité, Leonardo et Maldini ont clairement affiché leur stratégie : commencer par les plus grands noms et tenter de reproduire, à l’échelle de la sélection italienne, une recette proche de celle utilisée lors des débuts du PSG version Qatar.

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