Le Paris Saint-Germain a peut-être échappé à un dossier particulièrement complexe avec l’échec du transfert de Yan Diomandé. Longtemps annoncé proche du club parisien, l’ailier ivoirien se retrouve aujourd’hui au centre de plusieurs litiges impliquant ses agents, ses commissions et même ses droits à l’image.
Le PSG avait pourtant fortement avancé sur ce dossier. Nasser Al-Khelaïfi se serait personnellement impliqué afin d’obtenir l’accord contractuel du joueur et sa préférence, en négociant directement avec Roc Nation, l’agence qui représente désormais Diomandé. Certaines sources évoquent même des échanges avec Jay-Z en personne.
Le joueur est actuellement opposé à ses anciens agents, qui lui réclameraient plusieurs millions d’euros. Ces derniers contesteraient son arrivée chez Roc Nation, intervenue peu de temps après la prolongation de leur collaboration. L’affaire aurait été portée devant le Tribunal arbitral du sport.
Un conflit majeur autour des commissions
La situation serait d’autant plus délicate que les anciens représentants du joueur auraient déposé un mandat officiel auprès de la Fédération anglaise. Ce document indiquait qu’ils représentaient toujours Yan Diomandé au moment des négociations, selon Onze Mondial.
La FA aurait donc pu bloquer le versement des commissions, examiner les différents contrats et déterminer quels intermédiaires pouvaient réellement prétendre à une rémunération. Un conflit susceptible de ralentir, voire de compliquer sérieusement, toute opération de transfert.
L’irruption du Real Madrid dans le dossier aurait ensuite changé la donne. Face à l’intérêt du club espagnol, l’entourage de Diomandé aurait revu ses exigences salariales à la hausse, obligeant le PSG à reconsidérer sa position.
Malgré les bonnes relations entretenues avec le RB Leipzig, Paris n’a finalement pas souhaité s’aligner sur les 120 millions d’euros demandés. Le club de la capitale estimait probablement que l’opération devenait trop chère et trop risquée compte tenu des nombreuses incertitudes juridiques entourant le joueur.
Des droits à l’image également contestés
Un autre litige concernerait Rainbow World Group. Cette société, qui aurait accompagné et financé les premiers essais européens de Yan Diomandé, estime détenir des droits sur son image grâce à plusieurs accords signés avant son explosion au plus haut niveau.
Rainbow World Group aurait ainsi engagé des procédures judiciaires au Royaume-Uni et aux Îles Vierges britanniques afin de faire reconnaître ses droits. Une nouvelle complication qui aurait pu avoir des conséquences importantes sur l’exploitation commerciale de l’image du joueur.
Le PSG a donc peut-être évité un véritable bourbier. Entre le conflit avec les anciens agents, les commissions bloquées, les demandes salariales revues à la hausse et les procédures autour des droits à l’image, le dossier Diomandé apparaissait de plus en plus risqué.
Paris peut désormais se tourner vers d’autres pistes offensives, avec l’objectif de recruter un joueur plus accessible financièrement et dont la situation contractuelle est beaucoup plus claire.
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