Alors que le PSG s’apprête à prendre une décision majeure sur l’avenir de son stade, Antoine Arnault a été interrogé sur la possibilité de voir le Paris FC récupérer le Parc des Princes. Dans un entretien accordé à Ouest-France, le dirigeant parisien juge cette hypothèse presque impossible. Une déclaration qui intervient au moment où les négociations entre le PSG et la mairie de Paris entrent dans une phase décisive.
Le Paris FC pourrait-il un jour remplacer le Paris Saint-Germain au Parc des Princes ? La question revient régulièrement depuis que le PSG envisage de quitter son enceinte historique pour construire un nouveau stade et que le PFC est monté en Ligue 1. Mais Antoine Arnault ne souhaite pas alimenter les spéculations.
Interrogé par Ouest-France, le dirigeant du Paris FC a clairement affiché son scepticisme : « Je ne veux même pas en parler tellement cela me paraît impossible. » Il assure également être « assez convaincu » que le PSG restera finalement au Parc des Princes. Pour le moment, le Paris FC privilégie donc son installation au stade Jean-Bouin, dont la taille et l’emplacement lui conviennent.
Le PSG doit choisir entre trois projets dans les prochaines semaines
Ces déclarations interviennent à un moment crucial pour le Paris Saint-Germain. Après plusieurs mois d’études et de discussions, trois solutions restent sur la table : rester au Parc des Princes en le rachetant et en l’agrandissant, construire un nouveau stade à Poissy, dans les Yvelines, ou s’installer à Massy, dans l’Essonne.
Selon Le Parisien, le 5 octobre, les dirigeants du PSG doivent organiser une nouvelle série de réunions avec les représentants des trois candidatures durant la semaine du 12 octobre.
Le calendrier annoncé prévoit notamment une réunion consacrée à Poissy le 13 octobre et une autre à Massy le 16 octobre. Le projet parisien doit également faire l’objet de nouvelles discussions.
D’après L’Équipe, le club souhaite accélérer le processus. Une décision pourrait intervenir dès la fin du mois d’octobre ou au début du mois de novembre, même si aucune date officielle n’a encore été annoncée.
Le Parc des Princes : un projet d’agrandissement à 70 000 places
Longtemps bloquées par le refus de la précédente municipalité de vendre le stade, les discussions entre le PSG et la Ville de Paris ont repris en 2026.
Un premier comité de pilotage officiel s’est tenu le 25 juin. Depuis, les deux parties travaillent sur les conditions d’une éventuelle vente et sur la transformation du quartier de la porte de Saint-Cloud.
Le PSG étudie désormais un agrandissement du Parc des Princes pouvant porter sa capacité à environ 70 000 spectateurs, contre près de 48 000 actuellement. Mais ce projet soulève plusieurs difficultés. La configuration du stade, les contraintes techniques, le financement et la protection de son architecture constituent autant de sujets à régler.
Le 6 octobre, Le Parisien révélait notamment les inquiétudes de Sophie Taillibert, fille de Roger Taillibert, l’architecte du Parc des Princes. Elle redoute qu’une transformation trop importante, notamment de la toiture, dénature l’enceinte. Le PSG a tenu à préciser qu’aucun projet architectural définitif n’avait été arrêté et que les discussions devaient se poursuivre.
Poissy et Massy : deux alternatives toujours crédibles
En parallèle, le PSG continue d’étudier la construction d’un stade entièrement neuf. À Poissy, le club pourrait développer un grand complexe à proximité de son centre d’entraînement. Le projet étudié prévoit une enceinte pouvant accueillir environ 80 000 spectateurs, accompagnée d’équipements complémentaires, dont une arena.
Massy reste également une candidature sérieuse. La commune de l’Essonne met en avant son accessibilité et les possibilités de développement d’un nouveau quartier autour d’une grande infrastructure sportive.
Ces deux solutions permettraient au PSG de concevoir un stade répondant à ses ambitions économiques et sportives, sans subir toutes les contraintes liées à la rénovation du Parc des Princes. Elles impliqueraient cependant un investissement considérable, des procédures administratives et plusieurs années de travaux. Une mise en service autour de 2035 est évoquée, sans garantie à ce stade.
Antoine Arnault compare le PSG à Avatar et le Paris FC à Astérix
Dans son entretien, Antoine Arnault a également évoqué les différences entre les deux clubs de la capitale avec une comparaison originale. « Le PSG, c’est Avatar », explique-t-il, en référence au blockbuster américain et à ses moyens considérables. À l’inverse, il rapproche le Paris FC d’« Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre », une production française ambitieuse qui a su trouver son public. Une façon de rappeler que le Paris FC, soutenu par la famille Arnault, souhaite construire son propre projet sans chercher à copier immédiatement son puissant voisin. Troisième de Ligue 1 après cinq journées, le club nourrit pourtant de grandes ambitions sportives. Mais concernant son stade, Antoine Arnault ne veut pas brûler les étapes.
Le Parc des Princes bientôt fixé sur son avenir
Les prochaines semaines pourraient donc être déterminantes pour les deux clubs parisiens. Si le PSG parvient à trouver un accord avec la mairie pour acheter et agrandir le Parc des Princes, la question d’une éventuelle installation du Paris FC ne se posera plus. En revanche, si le club de Nasser Al-Khelaïfi choisit Poissy ou Massy, l’avenir de l’enceinte historique devra être rediscuté.
Pour l’instant, aucune décision n’est prise. Et contrairement à certaines spéculations, Antoine Arnault n’a annoncé aucune candidature du Paris FC pour récupérer le Parc des Princes. Le message est clair : le Paris FC reste à Jean-Bouin, tandis que le PSG s’apprête à choisir le stade de son avenir.
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