Le PSG inquiète par son début de saison, mais Daniel Riolo ne voit aucune raison de déclencher l’alarme. Malgré une première victoire très laborieuse obtenue dimanche à Brest (0-1), l’éditorialiste de RMC estime que l’équipe de Luis Enrique a désormais suffisamment prouvé sa capacité à monter en puissance au fil des mois.
Paris a pourtant souffert pour décrocher ses trois premiers points de la saison en Ligue 1. Un éclair de Ferran Torres et plusieurs interventions décisives de Matvey Safonov ont permis aux doubles champions d’Europe de repartir de Bretagne avec la victoire. Une prestation loin des standards habituels du PSG de Luis Enrique.
« Dans le top 5 des pires matchs »
Daniel Riolo ne cherche d’ailleurs pas à embellir la prestation parisienne. Dans l’After Foot sur RMC, il a livré un constat particulièrement sévère sur le contenu proposé à Brest.
« Depuis que Luis Enrique est là, je pense que la victoire à Brest était dans le top 5 des pires matchs », estime l’éditorialiste. Il souligne notamment les difficultés offensives parisiennes : « Ce match pouvait être considéré comme important parce qu’ils devaient gagner et ils ont fini avec 1,16 d’xG. C’est du jamais-vu. »
Malgré ce constat, Riolo refuse de tirer des conclusions alarmistes. Selon lui, les deux dernières saisons ont démontré que le PSG de Luis Enrique ne cherchait pas nécessairement à atteindre son meilleur niveau dès les premières semaines de compétition.
« Je ne sais pas comment on peut essayer de trouver des problèmes, dire qu’ils se mettent en danger ou qu’il y a un truc qui ne va pas au vu de ce qu’il s’est passé les deux dernières saisons », a-t-il lancé sur RMC.
Pour Riolo, le PSG commence vraiment en janvier
L’éditorialiste estime que le fonctionnement parisien a profondément évolué. Après les succès européens des deux dernières saisons, le PSG aurait désormais intégré l’idée d’une montée en puissance progressive afin d’être à son meilleur niveau lorsque les grandes échéances arrivent.
« Parler d’une alarme ou d’autre chose… on a tellement le sentiment que ce club s’est mis dans l’esprit : “pour nous, ça commence en janvier”, que tout ce qui précède, tout le monde s’en fout », résume Daniel Riolo.
Un constat qui intervient alors que le management de Luis Enrique suscite également des interrogations. L’entraîneur parisien multiplie les rotations, n’hésite pas à laisser certains cadres sur le banc et utilise plusieurs joueurs à différents postes.
Dans l’After Foot, Jean-Louis Tourre a notamment pointé cette gestion plus musclée des ego, tandis que Walid Acherchour a souligné certaines différences avec la saison précédente. Même lorsqu’il connaissait des périodes difficiles, le PSG parvenait alors davantage à arracher des résultats.
Manchester City et Barcelone pour se réveiller
Cette gestion ne signifie toutefois pas que Paris compte négliger tous ses grands rendez-vous de l’automne. Avec Manchester City puis le FC Barcelone au programme en Ligue des champions, Daniel Riolo s’attend à voir les Parisiens hausser ponctuellement leur niveau.
« En Ligue des champions, ils se remobilisent ponctuellement », précise l’éditorialiste de RMC.
Le PSG avance donc encore au ralenti et son succès à Brest n’a pas effacé toutes les interrogations. Mais pour Riolo, l’expérience des deux dernières saisons invite surtout à la patience. Paris aurait désormais une priorité : monter progressivement en puissance pour atteindre son meilleur niveau à partir de janvier, lorsque la saison entrera réellement dans sa phase décisive.
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