Javier Tebas allume encore le PSG

Thomas Elric 3 Min Read

Javier Tebas allume le PSG. Le président de la Liga estime que le club parisien domine le football français… grâce au silence des autres.

Le patron du championnat espagnol n’a pas mâché ses mots dans L’Équipe. Selon Javier Tebas, le PSG dispose d’un pouvoir important, notamment via son influence médiatique, mais surtout parce que les autres clubs n’osent pas s’y opposer. « Le PSG a du pouvoir car les autres se taisent », lâche-t-il.

Tebas pointe ainsi une forme de passivité en Ligue 1, estimant que « le silence rend complice ». Pour lui, cette dynamique doit être brisée afin de rééquilibrer les rapports de force dans le football français.

« Personnellement, je constate que le PSG joue un rôle clé dans les médias, notamment à travers beIN Sports. J’entends ce que disent certains clubs. Mais le pouvoir du PSG repose sur le silence de tous les autres. Le silence rend complice. Le PSG a du pouvoir car les autres se taisent. Autrement dit, si le PSG a beaucoup de pouvoir, c’est parce qu’une majorité des clubs ne dit rien, parce qu’ils n’osent pas. Cette dynamique doit être brisée dans le football français, à mon avis. Cela ne signifie pas pour autant que le PSG ne restera pas la meilleure équipe de France et qu’elle ne sera pas compétitive. Mais il n’est pas nécessaire d’exercer autant de pouvoir », accuse-t-il.

« Je n’ai pas lutté contre le PSG en tant que club »

« Je n’ai pas lutté contre le PSG en tant que club, mais contre certaines de ses pratiques, notamment le non-respect du fair-play financier. Ce club est historique, il existait déjà avant l’arrivée de Nasser al-Khelaïfi et il fait partie intégrante de l’histoire du football européen et français. Nous luttons contre ces pratiques, qu’il s’agisse d’un club appartenant à un État ou non. Il se trouve que les clubs appartenant à un État, le PSG et Manchester City, ont engendré des pertes colossales année après année. Le PSG semble avoir récemment redressé la barre. Du moins, en partie. Il est sur la bonne voie. Mieux vaut tard que jamais. »

Sans remettre en cause la supériorité sportive du PSG, il juge toutefois inutile qu’un club concentre autant d’influence. Un message clair envoyé à l’ensemble de la Ligue 1.

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