Le PSG répond fermement à Rennes sur le match retour

Rédigé par James B.

Contraint de déplacer la rencontre de la première journée de Ligue 1 au Roazhon Park en raison de l’état de la pelouse du Parc des Princes, le Paris Saint-Germain conteste déjà l’interprétation du Stade Rennais concernant le match retour. Selon L’Équipe, Paris compte bien recevoir les Bretons au Parc des Princes en mars prochain.

Le feuilleton PSG-Rennes ne fait peut-être que commencer.  Initialement programmée dimanche 23 août à 20h45 à Paris, la rencontre a été inversée mercredi par la Commission des Compétitions de la LFP. Après expertise, l’instance a estimé que la pelouse du Parc, très fortement dégradée après les épisodes de chaleur de l’été, ne permettait plus de garantir la sécurité des joueurs. Aucun stade de repli n’étant disponible à Paris, Rennes a accepté d’organiser la rencontre au Roazhon Park.

Rennes veut recevoir deux fois le PSG

C’est précisément sur la nature de ce changement que les deux clubs s’opposent désormais. Côté rennais, on considère que la rencontre de dimanche constitue avant tout une relocalisation exceptionnelle du match prévu à Paris, et que cette modification ne doit donc pas bouleverser la suite du calendrier. Le match retour, programmé le week-end du 6 mars 2027, devrait dans cette lecture également se jouer au Roazhon Park.

Cette position peut s’appuyer sur l’article 501 du règlement administratif de la LFP. Celui-ci prévoit qu’en l’absence de stade de repli, la Commission des Compétitions peut décider d’inverser une rencontre et précise qu’une telle inversion n’a, en principe, « aucune incidence sur la suite du calendrier ». Autrement dit, l’application stricte du texte pourrait conduire Rennes à recevoir deux fois le PSG cette saison.

Mais Paris ne compte pas laisser passer cette interprétation.

Le PSG invoque des « circonstances exceptionnelles »

Selon L’Équipe, le PSG estime que la situation actuelle entre parfaitement dans le cadre des « circonstances exceptionnelles » également prévues par les règlements. Pour le club de la capitale, les vagues de chaleur successives ayant frappé Paris cet été constituent un événement suffisamment exceptionnel pour justifier une adaptation du calendrier.

Paris rappelle également avoir suivi la procédure. Jean-Bouin et Charléty n’étaient pas en mesure d’accueillir la rencontre, tandis que le Stade de France n’était pas disponible. Le PSG s’est alors tourné vers la LFP, qui a proposé l’inversion au Stade Rennais. Et c’est un point sur lequel Paris insiste : Rennes pouvait refuser. Selon la version parisienne, le club breton a accepté de recevoir le match et partage donc la responsabilité de cette solution. En cas de refus, le PSG assure qu’il ne se serait pas opposé à un report de la rencontre.

Le champion de France estime surtout qu’il serait difficilement justifiable, en matière d’équité sportive, d’autoriser Rennes à disputer deux matches à domicile contre le même adversaire au cours d’une saison de Ligue 1.

Rennes et Paris déjà opposés sur la notion d’exception

Le débat promet donc d’être juridique autant que sportif. Rennes devrait défendre une lecture différente de la situation : une canicule estivale, même importante, est un phénomène désormais régulièrement anticipé et ne constituerait pas nécessairement un événement imprévisible comparable à un orage exceptionnel ou à une inondation. Les Bretons pourraient ainsi considérer que l’état de la pelouse relève davantage de la responsabilité du club organisateur.

Paris répond au contraire que les épisodes de chaleur successifs ont accéléré de manière exceptionnelle la détérioration du terrain et que le club a immédiatement cherché des solutions dès que la situation est devenue critique.

Un contentieux qui pourrait durer jusqu’en mars

Le premier épisode est donc acté : Rennes-PSG se jouera dimanche 23 août au Roazhon Park. Mais le deuxième pourrait durer plusieurs mois.

Dans le calendrier initial, Rennes devait recevoir le PSG le week-end du 6 mars 2027. Paris souhaite désormais que cette rencontre soit organisée au Parc des Princes afin que chacun des deux clubs bénéficie d’un match à domicile. Rennes, lui, pourrait demander le maintien du calendrier original en s’appuyant sur le règlement de la LFP.

Ce sera finalement à la Commission des Compétitions de trancher. Et ce qui ne devait être au départ qu’un problème de pelouse est en train de se transformer en véritable bras de fer réglementaire entre Paris, Rennes et la Ligue.

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