Un grand gardien du PSG vole au secours de Chevalier

James B. 4 Min Read

C’est de nouveau la guerre des goals Paris Saint-Germain :  Lucas Chevalier est dans la tourmente, mais il bénéficie d’un soutien de poids. Celui de Bernard Lama.

Bernard Lama a lui aussi connu sa période de turbulence. C’était plutôt en fin de carrière, mais l’ancien gardien du PSG connaît le doute.  Arrivé pour 55 M€ en provenance de Lille, Lucas Chevalier vit des débuts agités au PSG. Performances scrutées, pression maximale, concurrence directe : le jeune gardien traverse sa première zone de turbulences à Paris.

Mais Bernard Lama vole à son secours. L’ancien portier parisien refuse d’enterrer l’international français : selon lui, l’écart avec Matvey Safonov est loin d’être énorme et la marge de progression reste claire.

« Il va bosser, il va revenir », assure Lama, qui rappelle le contexte : jeunesse, manque d’expérience au très haut niveau et exigence extrême d’un PSG référence européenne.

Un procès trop rapide contre Chevalier

« Je pense tout d’abord que Chevalier n’est pas arrivé à Paris dans un bon contexte. Une grande partie des supporters n’a pas compris pourquoi Donnarumma est parti, pourquoi le club a fait ce changement. Automatiquement, cela a mis une pression supplémentaire qui n’était pas nécessaire sur Chevalier. Comment vous, les médias, vous pouvez tomber sur un garçon comme ça, encore très jeune pour ce poste, talentueux… Comment peut-on lui tomber dessus ainsi, presque en attendant qu’il fasse une erreur pour pouvoir la signaler ? J’ai entendu Luis Enrique dire qu’il a trois bons gardiens et qu’ils peuvent jouer. Ce n’est pas faux. Je pense qu’ils sont tous de niveau équivalent. Je trouve ça logique, comme pour les joueurs de champ, qu’il y ait des changements ».

« Le numéro 1 installé, c’était à une certaine époque. Si tu as deux, voire trois gardiens de même niveau, ce qui est important, c’est surtout leur connexion avec les coéquipiers, avec l’équipe », lance Bernard Lama dans le Late Football Club sur Canal Plus Foot.

« C’est une gestion globale. Il y a maintenant beaucoup de matchs. À mon époque au PSG, j’étais allé voir Artur Jorge pour lui dire que j’avais trop de matchs et que je souhaitais voir Luc Borelli jouer des matchs de Coupe. Ce sont des joueurs, pas des machines. On a parfois besoin de couper, même après de bons matches. C’est un Ch’ti, Chevalier. Il va bosser, il va revenir. À mon sens, il n’y a pas tant d’écart que ça entre lui et Safonov. C’est encore un garçon jeune, il ne faut pas l’oublier, il n’a pas l’expérience du très haut niveau avec plusieurs clubs. On est à Paris, champion d’Europe, une référence en matière de qualité. Et il n’y a pas que lui qui est en difficulté au PSG. »

Message clair : le procès est beaucoup trop rapide. Safonov a l’avantage aujourd’hui — le duel est loin d’être fini.

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