Jean-Michel Aulas a réagi à la polémique qui a fait suite à ses propos sur le Qatar et le PSG.

Le président lyonnais est décidément une personnalité curieuse. Après avoir allumé la mèche, JMA s’étonne et se dit «très déçu» par la réaction sur ses propos. Ce week-end, il avait dit: «C’est bien d’avoir une finale du championnat de France contre Monaco, car le Qatar (et le PSG, donc, ndlr) ne fait pas partie de la France. Il y aura donc un titre de champion de France à la clé». Le PSG n’avait pas répondu à la provocation.

Mais ce lundi, il a précisé ses intentions. «J’ai voulu faire un mot d’humour », a assuré Jean-Michel Aulas. «Pour avoir un championnat digne des plus grands, il faut de la compétition. Et c’est vrai que le champion actuel, le PSG, est tellement fort qu’on se trouve ridicule derrière à 25-30 points. L’idée était de montrer de manière tout à fait naïve et souriante qu’avec deux belles équipes aussi, c’était presque une finale pour les supporteurs et les médias.»

“Il faut créer un Big Four à la française”

“Le contexte était un contexte convivial, tout le monde imaginait que ça allait être une finale (Lyon-Monaco, samedi soir). J’ai simplement voulu montrer que le PSG est tellement supérieur à ses autres candidats, que ce match serait une finale pour le reste du championnat. Dans toute boutade, il y a toujours un bon côté. C’est du Jean-Michel Aulas. Je donne la possibilité à l’équipe de se cacher derrière une déclaration. C’était une technique pour mettre en valeur un grand match”, a-t-il dit.

JMA a aussi plaidé pour plus de concurrence en Ligue 1, un peu comme en Premier League. “Quand on imagine que je dis cette chose-là, c’est aussi pour montrer qu’il y a un problème dans le championnat français. Si le champion termine avec 30 points d’avance tous les ans, c’est qu’il y a un problème. Il n’est pas possible de voir émerger de Leicester français. On est dans l’étape d’avant. Maintenant il va y avoir 2,3 milliards de droits TV en Angleterre par saison. Mais avant, il y avait quatre clubs et les autres. Les Anglais ont fait en sorte que chaque club touche, au minimum, trois fois le montant qui est versé au champion français. Vous donnez ainsi la possibilité à tout le monde de construire une grande équipe. Il faut créer un Big Four à la française”, a-t-il ajouté.

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