Pour l’un des fondateurs du fair-play financier, l’Italien Ernesto Paolillo, la fin des sanctions contre le PSG n’est pas un bon message envoyé aux nouveaux investisseurs.

La fin des sanctions décidée par l’UEFA ce mercredi va permettre au PSG de recruter massivement. Mais pour cet ancien dirigeant de l’Inter Milan, “c’est un signal très négatif. L’UEFA se comporte avec le PSG un peu comme l’Europe vis-à-vis de la Grèce. Ce manque de fermeté ouvre une brèche pour tous les autres clubs qui souhaiteraient contourner les règles du fair-play financier. Comment voulez-vous que l’ensemble des clubs ait confiance en l’UEFA après ça ?”, explique-t-il dans Le Parisien.

Les comptes du PSG sont dans le vert, l’UEFA n’avait donc d’autre choix que de mettre fins aux limitations, notamment en terme de recrutement. “Je crois surtout que le fair-play a changé de philosophie. Il fait désormais la part belle aux nouveaux investisseurs. C’est le sens de la réforme qui a été décidée pour la période 2015-2018. Il ne faut surtout pas bloquer l’arrivée de capitaux. C’est très bien, je suis d’accord, mais tous les clubs ne seront pas logés à la même enseigne”, poursuit-il.

Le “nouveau” fair play financier va donc bénéficier aux riches, estime dans Le Parisien Ernesto Paolillo. “Ces nouveaux capitaux iront toujours dans les grands clubs, les plus connus et les plus rentables. Les clubs petits ou moyens devront poursuivre leur route sans toutes ces facilités. C’est contraire à l’esprit originel du fair-play”.

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