Neymar en larmes, Marquinhos assume: le Brésil humilié à la Coupe du Monde

Damon Masson 5 Min Read

Le Brésil quitte la Coupe du monde 2026 par la petite porte. Battue par la Norvège en huitième de finale (1-2), la Seleção signe sa pire performance dans la compétition depuis 1990. Pour un pays habitué à vivre les grands rendez-vous mondiaux jusqu’au bout, cette élimination précoce ressemble à un véritable tremblement de terre.

Pour la première fois depuis 36 ans, le Brésil ne figurera pas parmi les huit meilleures nations d’un Mondial. Une anomalie historique pour la Seleção, qui avait toujours atteint au minimum les quarts de finale entre 1994 et 2022. Durant cette période, les Brésiliens avaient remporté deux Coupes du monde, en 1994 et 2002, disputé une finale en 1998, une demi-finale en 2014 et plusieurs quarts de finale.

Cette élimination marque aussi la fin d’un cycle pour Neymar. Buteur sur penalty dans les derniers instants, l’ancien joueur du PSG n’a pas réussi à éviter la chute du Brésil. Au coup de sifflet final, l’attaquant de Santos a fondu en larmes, inconsolable malgré le soutien de Raphinha.

Neymar craque, Marquinhos assume

Très ému, Neymar a ensuite confirmé que cette défaite marquait la fin de son histoire avec la Seleção. À 34 ans, l’ancien numéro 10 parisien quitte la sélection brésilienne après 130 sélections et 80 buts, devenant ainsi le meilleur buteur de l’histoire de son pays.

« J’ai essayé, j’ai essayé… Maintenant, c’est fini. J’ai commencé ici, j’ai fini ici », a confié Neymar à Globoesporte TV, en référence au MetLife Stadium, où il avait débuté avec le Brésil en 2010 lors d’un match amical contre les États-Unis.

L’autre image forte de cette soirée est venue de Marquinhos. Le défenseur central, ancien capitaine du PSG et cadre de la Seleção, a pris ses responsabilités après la rencontre. « C’est inexplicable. C’est vraiment difficile d’en parler. Avec l’expérience que l’on a, on sait que ce sont des matchs difficiles, où chaque ballon est décisif. Aujourd’hui, la Norvège a réussi à concrétiser ses occasions. Nous, on a raté les chances que l’on avait », a-t-il reconnu.

Lucide, Marquinhos a refusé de fuir ses responsabilités. « En Coupe du monde, c’est celui qui fait le moins d’erreurs qui réussit à passer au tour suivant. Il faut faire notre mea culpa. Je suis le capitaine, l’un des joueurs les plus âgés, il faut assumer cette culpabilité », a-t-il ajouté.

Le défenseur brésilien a aussi appelé à protéger la nouvelle génération. « Il faudra être patient avec les plus jeunes. On a beaucoup donné, on a commis des erreurs. Aujourd’hui, le football est très équilibré, le niveau est très proche, et on va apprendre de ces leçons », a-t-il poursuivi, avant de remercier les supporters et de demander du soutien pour les joueurs qui arrivent.

Pour les supporters du PSG, ces images ont forcément une résonance particulière. Neymar n’a pas toujours fait l’unanimité à Paris, mais son talent, ses fulgurances et ses grandes soirées européennes restent gravés dans l’histoire récente du club. Marquinhos, lui, a longtemps incarné l’âme parisienne, avec cette même volonté d’assumer dans les moments les plus difficiles.

Ancelotti va rester

Malgré ses statistiques impressionnantes, le palmarès de Neymar avec le Brésil restera frustrant. L’or olympique en 2016, la Coupe des Confédérations en 2013, une finale de Copa América en 2021 et une finale olympique en 2012 : mais jamais de Coupe du monde, ni de Copa América remportée avec la Seleção.

Pour Carlo Ancelotti, le choc est immense. Malgré une prolongation jusqu’en 2030, le sélectionneur italien devra désormais assumer l’un des plus gros échecs récents du Brésil en Coupe du monde. Il a confirmé qu’il allait continuer.

Neymar quitte la sélection comme une légende statistique, Marquinhos comme un capitaine meurtri, et le Brésil avec une immense blessure sportive.

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