Parc des Princes: la fille de l’architecte s’oppose à l’agrandissement, le PSG répond

Rédigé par Andy Roussel

Le projet d’un Parc des Princes porté à 70 000 places ne fait pas l’unanimité. Sophie Taillibert, fille de Roger Taillibert, l’architecte à l’origine de l’enceinte actuelle, s’oppose à la solution technique qui lui a été présentée. Elle estime que les transformations envisagées dénatureraient profondément l’œuvre de son père. Le PSG assure de son côté qu’aucun projet architectural définitif n’a encore été arrêté.

Le dossier du Parc des Princes se complique encore. Alors que le Paris Saint-Germain souhaite disposer d’une enceinte d’environ 70 000 places pour envisager durablement son avenir dans son stade historique, le club doit désormais composer avec l’opposition de Sophie Taillibert.

La fille de Roger Taillibert ne s’oppose pas au principe d’un agrandissement ni au maintien du PSG Porte de Saint-Cloud. C’est la méthode envisagée pour transformer le stade qui pose problème.

« Nous souhaitons tous que le PSG reste au Parc des Princes et nous avons donc des points de convergence. Mais ma priorité reste la préservation de l’œuvre de mon père », explique-t-elle au Parisien.

Une « déconstruction massive » redoutée

Au cœur du désaccord se trouvent certains des éléments caractéristiques de l’architecture du Parc. Selon Sophie Taillibert, la solution qui lui a été présentée entraînerait notamment la disparition des fléaux et de l’anneau technique de l’enceinte. « Des 50 portiques qui structurent le stade, seuls les mâts seraient conservés, comme une sorte de squelette », détaille-t-elle.

Une transformation qu’elle juge beaucoup trop importante : « Il s’agirait donc d’une intervention extrêmement lourde, entraînant une déconstruction massive de l’ouvrage. C’est précisément à cette suppression des fléaux et de l’anneau technique que je ne peux pas donner mon accord. »

Cette opposition pourrait devenir un véritable problème pour le calendrier du PSG. En l’absence d’accord, le différend pourrait se poursuivre devant la justice, avec une procédure susceptible de durer entre 18 mois et trois ans.

Le PSG répond : « Il n’existe pas de projet architectural arrêté »

Face à cette prise de position, le Paris Saint-Germain a rapidement tenu à tempérer. Auprès du Parisien, le club assure avoir entendu « les interrogations exprimées par Sophie Taillibert » ainsi que son souhait de voir le PSG rester au Parc.

Surtout, Paris précise qu’« il n’existe pas de projet architectural arrêté » à ce stade. Le club entend donc poursuivre les discussions afin de trouver une solution permettant à la fois d’augmenter significativement la capacité et de conserver l’identité du stade.

« La volonté du club est de poursuivre le dialogue constructif engagé avec Sophie Taillibert », indique ainsi le PSG.

Le club reconnaît lui-même la complexité du dossier : « S’agissant du Parc des Princes, l’enjeu est notamment de déterminer dans quelles conditions le stade pourrait évoluer afin de répondre au besoin d’agrandissement du club, tout en intégrant son identité à laquelle le club est attaché. Cela constitue un véritable défi architectural, patrimonial et technique. »

Un rendez-vous important le 16 octobre

La prochaine étape est déjà programmée. Le deuxième comité de pilotage consacré au Parc des Princes doit se tenir le 16 octobre. La question de l’agrandissement et des contraintes architecturales devrait logiquement occuper une place centrale dans les discussions.

Le défi est considérable : le PSG veut gagner environ 20 000 places par rapport à la capacité actuelle sans faire disparaître ce qui constitue l’identité architecturale du Parc.

Alors que la piste d’un nouveau stade reste en toile de fond, la possibilité de rester au Parc des Princes dépend donc désormais aussi de la capacité des différentes parties à trouver un compromis architectural.

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