PSG. Hakimi sera jugé pour viol

Rédigé par Thomas Elric

La Cour de cassation a confirmé ce mercredi le renvoi en procès d’Achraf Hakimi pour viol. Accusé par une jeune femme pour des faits qui remonteraient à février 2023, le défenseur du PSG conteste fermement les accusations depuis le début de l’affaire.

Achraf Hakimi devra donc défendre sa version devant une cour criminelle. La cour d’appel de Versailles avait déjà confirmé, le 19 juin dernier, son renvoi en procès. Le joueur s’était ensuite pourvu en cassation, mais ce recours n’a pas abouti.

La date du procès n’est pas encore connue. Celui-ci pourrait toutefois se tenir en 2027. Il est important de rappeler que cette décision ne constitue pas une condamnation et qu’Achraf Hakimi reste présumé innocent.

Une affaire qui remonte à février 2023

L’affaire a débuté après les déclarations d’une jeune femme, alors âgée de 24 ans, au commissariat de Nogent-sur-Marne. Elle avait déclaré avoir été violée par le joueur dans la soirée du 25 février 2023. Une enquête avait ensuite été ouverte.

Achraf Hakimi avait été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire en mars 2023. Après plusieurs années d’enquête, la juge d’instruction avait décidé le 24 février 2026 de le renvoyer devant une cour criminelle pour viol. Cette décision avait ensuite été confirmée en appel.

L’avocate de la plaignante, Me Rachel-Flore Pardo, a réagi à la décision de la Cour de cassation : « Après trois ans et demi de combat judiciaire, après avoir été calomniée et traînée dans la boue par la défense d’Achraf Hakimi, ma cliente est déterminée à obtenir justice, elle se battra jusqu’au bout ».

Elle ajoute : « Elle espère de tout son cœur que ce procès aidera d’autres femmes, et fissurera un peu plus encore la forteresse du déni et de l’impunité des violences sexuelles, jusque dans le monde du football masculin. »

Me Bertrand Périer, qui défendait la partie civile devant la Cour de cassation, estime de son côté que « Cette décision traduit la solidité et la rigueur du raisonnement de la cour d’appel ».

La défense d’Hakimi maintient sa position

La défense du joueur rappelle de son côté que la Cour de cassation n’avait pas à se prononcer sur la culpabilité ou l’innocence d’Achraf Hakimi, mais sur des questions juridiques liées à la procédure.

« Les faits reprochés à Achraf Hakimi, et qu’il conteste fermement depuis le premier jour, n’ont pas été examinés par la Cour de cassation. Ils le seront lors du procès au cours duquel l’ensemble des éléments en défense de Monsieur Achraf Hakimi seront publiquement et contradictoirement présentés », a déclaré son avocate Me Fanny Colin.

La défense met également en cause certains éléments de la procédure : « Sur le fond il pourra en particulier être débattu des graves obstructions de la partie civile à la manifestation de la vérité (dissimulation des messages évoquant le projet de ‘dépouiller’ Monsieur Hakimi, refus de communiquer le nom d’un témoin clé, refus des examens médicaux qui auraient permis d’innocenter Monsieur Hakimi, refus de permettre l’exploitation de son téléphone, etc). »

Me Fanny Colin assure enfin que le joueur continuera à coopérer avec la justice : « Monsieur Hakimi, qui n’a rien à cacher, a pour sa part pleinement collaboré avec les autorités policière et judiciaire et continuera à le faire à l’occasion du procès à intervenir. »

Le procès devra désormais permettre aux deux parties de présenter leurs arguments et leurs éléments devant la cour criminelle. En attendant son issue, Achraf Hakimi bénéficie toujours de la présomption d’innocence.

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