PSG/Arsenal : Arteta pleure, fallait-il siffler penalty ?

James B. 4 Min Read

La finale de la Ligue des champions perdue face au PSG laisse un goût amer à Arsenal. Battus aux tirs au but à Budapest (1-1, 4-3 TAB), les Gunners ont particulièrement contesté une décision arbitrale qui aurait pu changer le destin de la rencontre.

L’action litigieuse est survenue à la 102e minute de jeu. Lancé sur le côté droit, Noni Madueke a pris le meilleur sur Nuno Mendes avant de s’écrouler dans la surface parisienne. Ni l’arbitre allemand Daniel Siebert ni l’assistance vidéo n’ont estimé qu’il y avait matière à accorder un penalty, provoquant la colère immédiate du banc londonien.

Arteta ne digère pas la décision

Après la rencontre, Mikel Arteta n’a pas caché sa frustration. L’entraîneur espagnol estime que son équipe a été pénalisée par plusieurs décisions importantes au cours de la finale. « Il y a le penalty sifflé contre nous, puis celui qui, pour moi, n’a pas été accordé sur Madueke. C’était clairement un penalty à mes yeux. »

Le technicien d’Arsenal a également souligné la difficulté de rivaliser lorsque les faits de jeu ne tournent pas en faveur de son équipe, tout en saluant l’engagement de ses joueurs après une saison exceptionnelle conclue par un titre de champion d’Angleterre.

Arteta couvre d’éloges Luis Enrique

Malgré la déception, Arteta a tenu à féliciter le Paris Saint-Germain et son entraîneur. L’Espagnol a notamment rendu un hommage appuyé à Luis Enrique, qu’il considère comme une référence mondiale. « Je veux féliciter le PSG, et Luis Enrique en particulier, car c’est, pour moi, le meilleur entraîneur du monde. »

Mais alors, fallait-il siffler penalty ?

Consultant pour CANAL+ et ancien arbitre international, Tony Chapron a analysé les principales actions litigieuses de la rencontre. Selon lui, le PSG aurait pu bénéficier d’un deuxième penalty en première période. Sur un corner d’Ousmane Dembélé, Bukayo Saka touche le ballon de la main dans sa surface. Pour Chapron, le règlement pouvait justifier un penalty puisque l’ailier anglais manque d’abord son intervention avant que le ballon ne vienne toucher sa main. « Si on applique le règlement, il fallait siffler penalty », estime-t-il, même s’il reconnaît que dans « l’esprit du football », la décision de laisser jouer peut également se défendre.

L’ancien arbitre valide en revanche le but d’Arsenal malgré une déviation préalable de la main de Leandro Trossard. L’action étant trop éloignée du but, elle ne pouvait pas être sanctionnée par la VAR selon les règles en vigueur.

Concernant l’action qui a provoqué la colère de Mikel Arteta en prolongation, Tony Chapron soutient totalement l’arbitre Daniel Siebert. Alors que Noni Madueke réclamait un penalty après un contact avec Nuno Mendes dans la surface parisienne, l’ancien arbitre estime que l’attaquant d’Arsenal est en réalité à l’origine de sa propre chute. « La main de Madueke accroche Nuno Mendes et l’entraîne dans sa chute », explique Chapron, qui considère que l’arbitre allemand a pris la bonne décision en ne sifflant rien malgré les protestations des Gunners.

Des analyses qui devraient alimenter encore longtemps les débats autour d’une finale remportée par le PSG au terme de la séance des tirs au but.

A lire aussi:

Share This Article
Quitter la version mobile