Le Paris Saint-Germain a décroché samedi soir à Budapest la deuxième Ligue des champions de son histoire au terme d’une finale étouffante face à Arsenal. Menés très tôt après une réalisation de Kai Havertz, les hommes de Luis Enrique ont trouvé les ressources pour revenir grâce à Ousmane Dembélé avant de faire la différence lors de la séance des tirs au but.
Dans une rencontre longtemps verrouillée, plusieurs Parisiens ont brillé tandis qu’Arsenal a laissé une impression beaucoup plus mitigée.
TOPS
Ousmane Dembélé, le leader du sacre
Quand le PSG était au bord du précipice, Ousmane Dembélé a répondu présent. Longtemps muselé par la défense londonienne, l’attaquant parisien a assumé toutes les responsabilités en transformant le penalty de l’égalisation. Son activité incessante, sa capacité à créer du danger et son influence dans les moments décisifs lui valent logiquement le titre d’homme du match. Une prestation digne d’un candidat au Ballon d’Or.
Matvey Safonov, le héros de la séance
Le gardien russe a été immense. Décisif devant Bukayo Saka, Leandro Trossard et Viktor Gyökeres durant le match, il a surtout offert le trophée au PSG lors de la séance de tirs au but. Solide, serein et déterminant au meilleur moment. Il n’a arrêté aucun tir, mais clairement, il a destabilisé les joueurs d’Arsenal qui doutaient.
Le duo João Neves – Vitinha a régné sur le milieu
Infatigable, João Neves a multiplié les récupérations et les courses pendant 120 minutes. À ses côtés, Vitinha a encore dicté le tempo du jeu parisien avec sa qualité technique et sa vision. Les deux Portugais ont largement contribué à la domination territoriale du PSG.
Pacho et Doué au niveau des grands rendez-vous
Willian Pacho a livré une nouvelle démonstration défensive. Impérial dans les duels et précieux dans les airs, l’Équatorien a confirmé qu’il était devenu un pilier de cette équipe. Devant, Désiré Doué a constamment apporté du danger grâce à sa créativité et son audace. Une finale de très haut niveau pour le jeune Parisien.
FLOPS
Arsenal, une finale jouée pour ne pas jouer
C’est le grand flop de cette finale. Après l’ouverture du score rapide de Kai Havertz, Arsenal a pratiquement renoncé à proposer du jeu. Les Gunners ont laissé le ballon au PSG pendant une grande partie de la rencontre, se contentant de défendre très bas et de fermer les espaces.
Si la stratégie a longtemps fonctionné, elle a également rendu la finale particulièrement fermée et largement à sens unique dans le contenu. Hormis quelques contres isolés, les Londoniens ont très peu cherché à prendre l’initiative ou à imposer leur football. Une approche ultra-prudente pour une finale fermée, crispante.
Le réalisme parisien encore perfectible
Malgré une domination nette dans le jeu et la possession, le PSG a longtemps manqué d’efficacité dans le dernier geste. Fabian Ruiz, Kvaratskhelia ou encore Bradley Barcola auraient pu permettre aux Parisiens de s’éviter une fin de match irrespirable. Un détail qui n’a finalement pas coûté le trophée mais qui aurait pu avoir de lourdes conséquences. Il y en a eu des occasions !
Le tir au but manqué de Nuno Mendes
Très actif offensivement et souvent dangereux dans son couloir, le latéral portugais a néanmoins vécu une soirée contrastée. Son tir au but raté lors de la séance finale aurait pu relancer Arsenal.
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